30.07.2008

Nice

A Nice nous n'avons pas rencontré les lorettes de notre premier séjour. A croire que le 4ème âge de la rue des Fleurs a porté plainte. A moins que ce ne soit le 3ème.

La plage publique du Voilier semblait être celle des Italiens, des Russes et des couples homos en ce début de juillet. Pas un regard en biais pour les gestes de tendresse. Comme la médisance parisienne paraissait loin. 

Quel bonheur que la lecture quotidienne du Nice Matin et ses faits divers que les fautes de syntaxes rendaient encore plus truculents... les cahiers spécial plage avec leurs mots croisés diaboliquement faciles sauf pour les néophytes de Desperate Housewifes (comme je le suis)... l'Actu avec un grand A comme Angelina, et les hélicopters qui survolent la plage.

L'été, les vacances.

Et Rimbaud. 

Elle est retrouvée

Quoi ? L'Eternité.

C'est la mer

allée avec le soleil.

 

Effervescence

  • 6 heures, taxi Vincent, A1 fluide.
  • 9h, taxi Xavi, Barceloneta 20 mn.
  • 14h, taxi Alejandro, embouteillages pour El Prat.
  • 18h, taxi Abder, A1 comme un mois d'août.

Paris-Barcelone-Paris. Ciel de plomb et pollution. Tournage, interview express. Plein cagnard. 

Il y a des jours comme ça, où malgré tout, j'aime ce métier. 

 

18.06.2008

Six mois

Six mois ont passé, et les quatre années passées à essayer l'attente, ont passé.

Tant les six mois passés sont passés naturels. Tant entre nous, tant d'évidences.

J'ai effectivement déserté les blogs, perdu l'habitude du papier et de l'encre.

Evidemment.

Il y a ce livre révélation d'Alice Ferney qui m'invite à reprendre la plume ce soir.

Cet essai polyphonique et unitaire où avec une finesse inouïe, dans la réflexion et dans l'écriture, elle nous enjoint à réfléchir sur notre être : quelle perception avons-nous de nous-même, quelle perception les autres ont-ils de nous et quelle perception avons-nous des autres.

Mentionnée ainsi, la question peut paraître niaise.

Les réponses qu'Alice Ferney nous fait chercher dans "Les Autres", ne le sont pas. 

Absolument pas. 

 

13.02.2008

Favourite Songs

J'ai découvert cette chanson incroyable, d'Anne Sylvestre, parmi les Favourite Songs de Vincent Delerm.

podcast

 

25.01.2008

Tout petit monde, encore encore et encore

Le 18 janvier 2006, j'écrivais sur un autre blog :

 

Quand les meilleurs eux aussi nous lâchent, je me demande encore pourquoi je reste. LF nous laisse un trèfle à quatre feuille et des sachets de boisson low carb.

Et pourtant elle tourne... Epure si mueve.

Deux mois plus tard, je la rejoignais dans cette autre société où elle me choisissait.

LF devenue LP me laisse aujourd'hui avec une boîte de chewing gum réglisse menthe.

« Il y a cette expression idiote : tourner la page. Elle est idiote parce qu’elle fait de la vie un livre qu’on lirait sous la lampe, tranquille, alors que ce livre on ne peut rien en voir, pas même le titre, puisqu’on est dedans, puisqu’on a le cœur plein d’encre, de boucles et de déliés. La page où l’on se trouve qui donc peut la tourner. Le livre qu’on est à soi même, qui donc viendra le lire. » C.B. Isabelle Bruges

 

 

03.01.2008

En silence

Sur la cheminée de ma tante, j'ai eu un choc en découvrant ce modèle réduit d'une sculpture monumentale commandée par la ville de Toulouse et qui ne verra jamais le jour.

Un ange qui prend son envol entre les mains habiles de l'artiste Jean-Marc Bourrasseau.

Comme cet Hoël qui donne tant de larmes à ceux qui sont mais ne seront pas ses parents, pour un triste chromosome. 

...

 

Ein Herz erlischt - und sacht

Die Nebel fluten und steigen -

Schweigen, Schweigen !

Georg Trakl, Silence

 

Ce matin, la pluie était verglaçante.

Parole du soir

Un hôtel sur la place d'Erlon, quelques notes tappées sous la couette bariolée, et mon téléphone qui reste muet. Pour un soir, je reprends le cours de mes nuitées solitaires, les yeux fureteurs d'un blog à l'autre, si peu de commentaires, quelques jolis posts découverts ici ou là-bas, da halt ich dich ein letzes Mal und gib dich wieder frei, seulement pour une nuit, une nuit seulement.

Il y a cet incipit sans pareil dans un livre de Jeanette Winterson :

 

"To discover thing for myself, I stay on the run.(...) What is it you want ? Freedom for a night, you say, just for one night, the freedom to be somebody else.(...) You say you want to be transformed.

This is were the story starts. Undress, take off your clothes, take off your body, hang them up behind the door, tonight we can go deeper than disguised." Jeannette Winterson

J'aime les incipit chez Winterson, Bouraoui, Adam, Stendhal, Bobin. Dans le désordre. Je hais les desinit et le livre rendu au silence.

 

29.12.2007

Diversion

# J'ai découvert ces deux jeunes Nantaises dans un show case de la Fnac de Reims.

Mansfield Tya.

podcast

# A propos du film L'Immeuble Yakoubian : "ça donne quand même une drôle d'image de l'Egypte." (2h40 de prostitution, corruption, arrivisme, misère affective et sociale, homosexualité condamnée...). Exactement. Une image que mes grands-parents ne connaissent pas dans leur quartier de Ard el Golf. Il suffit pourtant de lire Naguib Mafhouz. Un quart de siècle plus tôt.

# 28 à la table du réveillon. Voici que nous sommes tous devenus adultes, prêts à "prendre la relève". Et toi  tu bosses où maintenant ? Il est passé le temps où nos parents affichaient nos exploits sportifs à défaut de scolaires. "Nous sommes heureux d'accueillir dans la famille M. et H. Ainsi que K. (la mienne). Enfin le petit Casawi Quentin."

# 9 ans de vie avec elle, ici ou là-bas - et enfin Noël ensemble.

19.12.2007

Musique du soir

Daphné a cette voix étrange, que d'aucuns pensent fausse. Moi également en 1ère partie du timide Pierre Lapointe.

Daphné a cette écriture de l'amour noir, de la disperata

podcast

 

"Yeux noirs tous vos regards pénètrent mon coeur

D'une agréable mort qui vaut plus que la vie

Et par divers chemins vous allez à la gloire

Les uns portent vos fers les autres portent vos liens

Et s'il faut déclarer le parti que je tiens

J'estime fort le bleu mais mon Echarpe est noire"

                                         Georges de Scudéry (1601-1667)

 

La fille prodigue

Voilà trois jours qu'elle est de retour de cette trop longue escapade champenoise - déjà, la voici happée par les soirées parisiennes, sans moi.

J'ai donc :

  • acheté un Mohnkuchen (tarte au pavot) chez Stübli rue Poncelet
  • remonté la rue de Courcelles à pieds
  • pris un Vélib sur les Batignolles
  • croisé B. rue Damrémont
  • failli accepter son invitation à dîner quand...
  • reçu comme par hasard, un sms qui me rappelait que ma vie était finalement duo

Tout de même, j'ai encore le temps de lire les blogs des uns et des autres, jeter quelques mots en pature dans une note dont j'ai seule la clé, ne pas faire le repassage.