16.12.2007
Doucement dimanche
# Pour la première fois depuis quatre ans, c'est un dimanche soir sans valise. La preuve : elle chantonne un petit air d'église dans la pièce à côté.
# Il fallait voir le sourire qui éclairait le visage de ma mère lorsqu'elle me laissait donner le biberon au petit Quentin Bassem, le 1er de la famille, franco-marocain de 3 mois.
# Elle stresse, pour la vie parisienne, le nouveau boulot, les fringues de cette première semaine.
# Avec la présentation de l'enfant roi, les agapes ont commencé. La balance en témoigne.
22:00 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.12.2007
D'hier à demain
C'est ma dernière soirée solo. J'en ai terminé des vagablogages insomniaques, des rêveries lit&ratures, des hyperliens éphémères, facebook in myspace.
C'est ma dernière soirée solo. Il me faut remiser les visionnages youtube, effacer les caches sous les spotlights.
C'est ma dernière soirée solo. C'en est fini des minutes Entre nous, mot compte double.
Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs.
Assez eu. Rumeurs de villes, le soir, et au soleil, et toujours.
Assez connu. Les arrêts de la vie. Ô Rumeurs et Visions!
Départ dans l'affection et le bruit neufs!
Rimbaud, Départ
Demain...
Les minutes seront lentes. Les soirées, de feu de glace, au gré de nos humeurs. En duo comme avant. Il y a quatre ans.
Mon amour, te voilà qui rentre.
23:20 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rimbaud, nouveau départ, retour
12.12.2007
Avant la lumière
J'ai laissé quelques notes de Pierre Delmas sur ce blog. Il me pardonnera. Je suis ravie de lire que certains l'écoutent et ont la curiosité d'en savoir plus en cliquant sur son site ou son myspace. Objectif atteint.
J'ai encore ces cassettes grésillantes, témoins des années confidentielles, "les bals les MGC comme au plus haut des colisée" - avant que cet autre ne devienne un chanteur "à succès". Des traces que l'on retrouve des années plus tard au détour d'un troisième album pluvieux et quelques perles laissées pour compte. "Dommage, dommage, j'aimais tant certains paysages..."
Je souhaite à Pierre le même parcours.
23:37 Publié dans L'Eternité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre delmas, musique, chanteur
10.12.2007
La fille que j'aime
L'écriture de Pierre Delmas est sincère, sans apprêts - de ces textes qui touchent. Le jeune homme, faussement découvert dans un bar enfumé, est d'abord vaguement mélancolique, et pourtant swingueur moqueur quand l'envie lui prend.
23:30 Publié dans L'Eternité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pierre delmas, la fille que j'aime, musique, mp3
E-con-omie
Tout est histoire de communication.
"Selon les calculs de Bercy, cités par le journal, une mère célibataire gagnant 1.600 euros par mois et payant un loyer de 600 euros pourra augmenter son pouvoir d'achat d'un montant équivalent, en cumulant la prime à la cuve (150 euros), une prime de 460 euros net de son employeur, quatre jours de RTT rachetés (284 euros), les effets de l'indexation des loyers (101 euros) sur l'inflation et une baisse des prix dans la grande distribution (600 euros) consécutive à la réforme de la loi Galland."
Qu'arrivera-t-il à cette mère célibataire abonné au gaz de ville, qui travaille dans une entreprise de + de 50 personnes, dont les enfants ont connu rhino, gastro, grippe à tour de rôle (ce qui bien évidemment lui a entamé ses RTT), locataire en HLM et consommatrice de MDD (marque de distributeurs) ?
23:09 Publié dans Et verse dans son ombre... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : baisse des prix, pouvoir d'achat
04.12.2007
Humeurs
#Rien ne m'agaçe plus que les cabinets de recrutement dont les bases de données sont en retard de deux années, et ceux là qui s'obstinent à me contacter pour des postes de panélistes - à croire que ce secteur est désespéré.
#Bientôt, nous irons fouler les ruelles de l'Eixample toutes les deux - parce qu'il est temps.
#Vodka Lemon, la scène d'ouverture se revendique de Kusturica, puis l'Arménie prend le pas, avec ses hommes uniformément en pantalon noir et veste cuir marron et les yeux verts des femmes de l'est. Ou comment la joie est folle dans un pays miséreux et les neiges fondent pour devenir boue.
#J'ai des dizaines d'amis sur Facebook qui me comparent, me hug, me flixtent, mais aucun qui n'a daigné m'envoyer un mail pour me raconter qui il est, après tant d'années.
23:20 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thomas dutronc, facebook, barcelone, arménie
29.11.2007
Des visages, des figures
Fred des Rita est décédé hier d'un cancer foudroyant à l'âge de 53 ans. Je connais les chansons populaires, la voix de Catherine Ringer qui invariablement crée comme une angoisse en moi.
J'image ceux-là pour qui ce guitariste était une figure de leur adolescence, une réminiscence - LP me parlait de son premier flirt.
Je me projette moi-même si Untel disparaissait aujourd'hui, sans avoir produit la chanson ultime, ou même l'ayant produite - les heures à regarder les piètres hommages télévisés, collages obscènes de bouts de vie, pas les mieux, pas les pires - la musique en creux dans notre histoire.
Voilà que la vie des autres s'effondre. Ceux là que je suivais de loin, dont sans le vouloir, sans le savoir, j'avais fait des modèles - et dont l'histoire défaillante me renvoie à mes propres peurs.
22:00 Publié dans Et verse dans son ombre... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.11.2007
En passant
#Lundi soir, dans les rues du Barri Gotico, j'ai une fois encore, pensé à toi qui n'y étais pas.
#El Born, bar de touristes et de tapas, nous avons pris soin de ne pas nous dévoiler nos vies.
#Soirée Michel Berger. Entre ici et là-bas, nous avons ouvert en simultané notre calendrier de l'Avent. J-24.
#C'est fou comme France Gall a un air de famille.
#Retour à la réalité, grèves et Christophe Willem. Comme déjà l'Espagne me manque.
#Dans l'avion, à l'aller et au retour, sur l'écran flou de mon i-pod, avec des sous-titres minitaures, un beau film indien dans ma période filmo LGBT : The Journey.
#Tété est évident sur cette chanson. Evidemment.
22:25 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.11.2007
Vélib ou comment faire des rencontres
Les uns sont meetic, pseudo et texto.
Petite mais d'allure athlétique, pleine d'humour et toujours de bonne humeur, cherche...
RDV fontain St Mich, mcrdi proch. Chandail crème, bottes marron, parapluie beige.
Les autres sont Métro, envolée lyrique ou récit épique.
Vous, les yeux verts, un chandail marron clair, des bottes cavalières, mercredi au point du jour ligne 4, comme un courant d'air, ce matin pluvieux. Vous reverrai-je un autre jour de grève ?
...
Jour de grève. 22h30. Une quinzaine de Vélib déglingués tournent dans le 18e, en peine de borne. Vous êtes allés rue Marcadet... (jeune homme athlétique) ah ! et boulevard Ornano ? (rousse manteau col lapin) bon bon, je vous accompagne rue du Ruisseau... (brunette aux yeux verts) Eh vous aussi ! vous ici ! (voisine de palier) Je reviens bredouille de la rue Championnet, inutile de poursuivre dans cette direction ! nada, nichts, nothing... (bobo barbe de trois jours)...
1/2 heures plus tard...
10 rue Damrémont, il y a une vingtaine de bornes libres ! Roulez-y vite ! C'est un sens unique et ça grimpe ! Passez le mot !
Regardez-les ! le jeune homme athlétique, la rousse manteau col lapin, la brunette aux yeux verts, la voisine de palier, le bobo barbe de trois jours, les autres encore... ils roulent tant bien que mal sur leurs selles surélevées, ils grimpent avec leurs pneus dégonflés, ils sens unique vers la borne 1801, ils s'encouragent, ils se découragent, voici la brunette aux yeux verts qui a mis pied à terre...
Et si on allait boire un verre...
23:40 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Vélib, grève, rencontres
13.11.2007
Kopf hoch
J'écoute en boucle les 12 titres de Grönemeyer, je relis quelques vers d'Erich Fried.
Ich vermisse dich.
Je me voudrais prolixe, sans heurts dans la case blanche.
Sie kehrt wieder heim.
Je délaisserai mon blog et le masque, j'oublierai les heures dactylo, les errances noctures, les parades sauvages, les codes.
Das Unheimliche. Die Abwesenheit.
Je me réfugierai ailleurs - dans le creux de ses bras.
Das Leben wird zur Euphorie.
21:50 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retour


