13.11.2007
Was es ist, Erich Fried

| Es ist Unsinn Es ist Unglück Es ist lächerlich |
21:35 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
30.10.2007
Jour de fête
Quatre années.
Si elle m'avait dit hier qu'elle y resterait quatre années, dans cette ville indigne, froide et distante, où l'ange ironique souriant veille sur la mysoginie des notabilités assises.
Si elle m'avait dit hier qu'elle supporterait quatre années de silence et d'incidieuses rumeurs sussurées par des picadors au féminin, en mal de taureau.
Si elle m'avait dit hier, il y a quatre ans...
Quatre années,
ont passé...
Comme l'ombre de nous sur un quai de gare.
Quatre années enfin révolues.
Ma douceur, inégalée, bientôt parisienne.
Elle est retrouvée
Quoi ?
L'Eternité
C'est la mer allée avec le soleil.
19:47 Publié dans L'Eternité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : séparation, retrouvailles
10.10.2007
Beirut
20:45 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Beirut, musique
09.10.2007
Nos mères
Quand ma belle-mère a commencé à se confier à ses frères et soeurs (à chacun l'un après l'autre, rituellement, sauf aux trois aînées, religieuses ou équivalent nonne), les réactions ont été attentives, souriantes, intéressées, condescendantes, compatissantes. Depuis, l'oncle T. a même demandé à me rencontrer, "pour son ouverture d'esprit" (sic). L'unique et véritable heurt est venu du sud-ouest, inattendu et violent : "pourquoi tu nous en parles, ça ne NOUS regarde pas, et ça ne TE regarde pas."
Il y a quelques années, B. me rapportait cette conversation avec ma mère : elle lui confiait que l'une de ses amies proches lui avait recommandé de ne plus me voir. B. n'a jamais su qui était cette ennemie intime. Je n'ai jamais posé la question à ma mère.
Hier soir, nous trouvions la réponse à la vindicte basque : leur propre fille a quitté son mari et ses grands enfants... pour une femme. Demain, je découvrirai qui a conseillé si gentiment ma mère. Je le saurai en observant qui parmi les fils ou fille de ses amies a révélé une attirance ou un amour qui ne les regardent pas.
22:15 Publié dans Et verse dans son ombre... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mère, coming out, famille
01.10.2007
Contrasté
#Au vide-grenier des Batignolles, nous avons croisé de jeunes couples bardés de bambins entre quelques mois et quelques années, et qui bientôt migreront de l'autre côté du pont d'Asnières, pour quelques mètres carrés et un troisième blondinet.
#Sur un Vélib, mieux vaut ne pas avoir à tourner à gauche, à moins d'être de très bonne humeur, au point de supporter les injures des chauffeurs du dimanche, ou d'être téméraire au point de couper la route au bus 31.
#Dimanche soir, B. nous a parlé de son taux de T4 juste à la limite, de la charge virale bienheureusement restée faible depuis sept ans, et de sa colère contre N. contaminé malgré les avertissements.
#Déjeuner de famille. Champagne pour la naissance du fils de mon cousin. Un an vous sépare, tu aurais pu être la première, tu aurais dû en tant qu'aînée de la famille...
#Au concert de The Police, le carré d'or est coincé derrière la table de mixage. La production est désolée d'avoir vendu des places avant d'avoir validé les installations techniques.
#Notre toile de Michaël Austin n'obtient qu'un assentiment de circonstance. J'aime le dos des brunes, et le drappé des robes rouges.
#Ce soir là, notre ami B. a un terrible besoin de s'épancher, après tant d'années de silence - pour ne pas nous faire mal.
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#A l'écran, elle est rigolote, culotée, irrévérencieuse parfois, vous l'imaginez, bien dans sa peau. Vous ne savez pas, le poids de l'éducation, la famille... et combien elles doivent se cacher.
#Nous avons monté la rue Joseph de Maistre sans passer les vitesses. Le motard qui nous a coupé la route dans la voie de bus de la rue de Clichy est un connard, même s'il refuse de l'admettre.
#Le voici qui parle de lui comme je parle d'elle. B. me surprendra toujours.
#Sur la veste de K. Pierre : ah, elle est bizarre ta veste, ah on dirait qu'elle est mouillée. B. : oh, quelle est sympa cette veste, ça fait couture. Du Chanel classe.
22:15 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vélib, Pierre Lapointe
22.09.2007
La file d'attente du Lafayette Gourmet
Dans la file d'attente du Lafayette Gourmet, S. me fait de grands signes par dessus quelques épaules accablés, que fais-tu ici tu habites le quartier, non j'achète du sel de luxe, moi c'est du jambon (mon Dieu 30 minutes de queue pour quelques grains de sel fleuris ou fines tranches de jambon), ah bon.
Ma voisine est une petite femme d'une soixantaine d'années, vêtue d'une parka vert fluo et de chaussures grises à lacet, elle a avec un grand sourire, dépassé une bonne dizaine de personnes pour attendre à côté de moi sans avoir tout à fait décidé si j'allais être sa onzième victime. Elle profite de mon échange avec S. pour engager la conversation, elle aussi a acheté du jambon ! Ah bon !
Pendant la demi heure qui a suivi, elle a fait semblant de ne pas trouver la sortie du Lafayette Gourmet ni l'entrée de la bouche de métro, elle s'est heurtée à des distributeurs de ticket amorphes, elle m'a raconté sa vie, son fils, les amants napolitains, l'explosion de l'importation d'épicerie fine aux USA, les musées de Baltimore et la poissonnerie de la rue Damrémont, photos à l'appui.
Elle m'a aussi demandé cinq fois si j'étais mariée et enfin pourquoi si je n'étais pas mariée, je parlais de ma "sister in law"...
16:35 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.09.2007
Convention nationale
Dans le Vieux Barcelone, nous avons été promenés de bar à tapas en bar à tapas, sans répit.
Nous avons battu les pavés inégaux pour résoudre des énigmes étranges.
- Adam et Eve avaient-ils un nombril ?
- Pourquoi les chats n'aiment-ils pas le paté de rat ?
Si bien que je n'ai presque rien vu de cette ville, manquée déjà en février dernier.
A Sitges, nous avons construit des châteaux de sable que les vagues innondaient, des pyramides humaines et vacillantes. A l'heure de la sieste, j'ai couru par les terrasses des immeubles, pour trouver les ruelles de la vieille ville et le vent de la liberté. Le jeu consistait alors à repérer les couples hétéros...
16:50 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.09.2007
Les Andelys, 8 septembre 2007
A la foire à tout des Andelys, les petits chiens sont promenés dans de grands caddies métalliques. A la foire à tout des Andelys, les petits garçons, assis sur les marches du stand d'animation, attendent que des parents improbables daignent les retrouver.
A la foire à tout des Andelys, elle nous a préparé des sandwiches jambon beurre salé que nous avons partagés dans un coin d'ombre. A la foire à tout des Andelys, elle nous offert une pince à bois et une pelle à cendres pour la petite cheminée de notre appartement parisien.
A la foire à tout des Andelys, nous avons souri autour des diabolo menthe, du bonheur simple d'être ensemble, nous et sa maman.
Enfin.
13:35 Publié dans L'Eternité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.09.2007
Grönemeyer et elle
Ce chanteur m'étonne à chaque nouvel album. Cette semaine est sorti le dernier Grönemeyer avec deux ballades poignantes : Marlene et Du bist die. Cette dernière chanson me parle d'elle. Evidemment d'elle. Exactement d'elle.
Voici une traduction, un rien maladroite, un peu libre.
21:00 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Grönemeyer, allemand
06.09.2007
Je préfère Jack Bauer
J'ai sauté le pas, à force de lire leurs éloges. J'ai suivi le tempo, à écouter leur verbiage. Voici que je me suis coltiné les premiers épisodes de The L World. Je n'ai jamais eu le sens du rythme, et encore moins d'équilibre. Impossible de m'accrocher, impensable de m'aggriper.
J'ai très vite zappé sur 24 heures chrono.
Qui eut crû que le mâle Jack Bauer devienne le héros de mes soirées en solo... me laissant à bout de souffle et ivre de suspens toutes les 40 minutes.
J'imagine. Le blond Jack Bauer invité à une soirée au Planet, les baisers moites dans les salles de bain aseptisées glissent sur l'image de Jenny retenue en otage par un terroriste qu'elle croyait éditeur, et la minuterie d'une bombe apparaît sur un tableau palimpseste suspendu dans le salon de Tina. En 24 heures, Jack va sauver Los Angeles, la piscine de Bette et Tina, et sa fille des bras de Shane. Quant à Jenny, dommage collatéral...
19:35 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : The L World, Jack Bauer, 24 heures chrono

