13.02.2008
Favourite Songs
23:35 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vincent Delerm, Anne Sylvestre, Les gens qui doutent
25.01.2008
Tout petit monde, encore encore et encore
Le 18 janvier 2006, j'écrivais sur un autre blog :
Quand les meilleurs eux aussi nous lâchent, je me demande encore pourquoi je reste. LF nous laisse un trèfle à quatre feuille et des sachets de boisson low carb.
Et pourtant elle tourne... Epure si mueve.
Deux mois plus tard, je la rejoignais dans cette autre société où elle me choisissait.
LF devenue LP me laisse aujourd'hui avec une boîte de chewing gum réglisse menthe.
« Il y a cette expression idiote : tourner la page. Elle est idiote parce qu’elle fait de la vie un livre qu’on lirait sous la lampe, tranquille, alors que ce livre on ne peut rien en voir, pas même le titre, puisqu’on est dedans, puisqu’on a le cœur plein d’encre, de boucles et de déliés. La page où l’on se trouve qui donc peut la tourner. Le livre qu’on est à soi même, qui donc viendra le lire. » C.B. Isabelle Bruges
22:37 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.01.2008
Parole du soir
Un hôtel sur la place d'Erlon, quelques notes tappées sous la couette bariolée, et mon téléphone qui reste muet. Pour un soir, je reprends le cours de mes nuitées solitaires, les yeux fureteurs d'un blog à l'autre, si peu de commentaires, quelques jolis posts découverts ici ou là-bas, da halt ich dich ein letzes Mal und gib dich wieder frei, seulement pour une nuit, une nuit seulement.
Il y a cet incipit sans pareil dans un livre de Jeanette Winterson :
"To discover thing for myself, I stay on the run.(...) What is it you want ? Freedom for a night, you say, just for one night, the freedom to be somebody else.(...) You say you want to be transformed.
This is were the story starts. Undress, take off your clothes, take off your body, hang them up behind the door, tonight we can go deeper than disguised." Jeannette Winterson
J'aime les incipit chez Winterson, Bouraoui, Adam, Stendhal, Bobin. Dans le désordre. Je hais les desinit et le livre rendu au silence.
22:20 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.12.2007
Diversion
# J'ai découvert ces deux jeunes Nantaises dans un show case de la Fnac de Reims.
Mansfield Tya.
# A propos du film L'Immeuble Yakoubian : "ça donne quand même une drôle d'image de l'Egypte." (2h40 de prostitution, corruption, arrivisme, misère affective et sociale, homosexualité condamnée...). Exactement. Une image que mes grands-parents ne connaissent pas dans leur quartier de Ard el Golf. Il suffit pourtant de lire Naguib Mafhouz. Un quart de siècle plus tôt.
# 28 à la table du réveillon. Voici que nous sommes tous devenus adultes, prêts à "prendre la relève". Et toi tu bosses où maintenant ? Il est passé le temps où nos parents affichaient nos exploits sportifs à défaut de scolaires. "Nous sommes heureux d'accueillir dans la famille M. et H. Ainsi que K. (la mienne). Enfin le petit Casawi Quentin."
# 9 ans de vie avec elle, ici ou là-bas - et enfin Noël ensemble.
16:05 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mansfield Tya
19.12.2007
La fille prodigue
Voilà trois jours qu'elle est de retour de cette trop longue escapade champenoise - déjà, la voici happée par les soirées parisiennes, sans moi.
J'ai donc :
- acheté un Mohnkuchen (tarte au pavot) chez Stübli rue Poncelet
- remonté la rue de Courcelles à pieds
- pris un Vélib sur les Batignolles
- croisé B. rue Damrémont
- failli accepter son invitation à dîner quand...
- reçu comme par hasard, un sms qui me rappelait que ma vie était finalement duo
Tout de même, j'ai encore le temps de lire les blogs des uns et des autres, jeter quelques mots en pature dans une note dont j'ai seule la clé, ne pas faire le repassage.
20:10 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retour, Paris 18e
16.12.2007
Doucement dimanche
# Pour la première fois depuis quatre ans, c'est un dimanche soir sans valise. La preuve : elle chantonne un petit air d'église dans la pièce à côté.
# Il fallait voir le sourire qui éclairait le visage de ma mère lorsqu'elle me laissait donner le biberon au petit Quentin Bassem, le 1er de la famille, franco-marocain de 3 mois.
# Elle stresse, pour la vie parisienne, le nouveau boulot, les fringues de cette première semaine.
# Avec la présentation de l'enfant roi, les agapes ont commencé. La balance en témoigne.
22:00 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.12.2007
D'hier à demain
C'est ma dernière soirée solo. J'en ai terminé des vagablogages insomniaques, des rêveries lit&ratures, des hyperliens éphémères, facebook in myspace.
C'est ma dernière soirée solo. Il me faut remiser les visionnages youtube, effacer les caches sous les spotlights.
C'est ma dernière soirée solo. C'en est fini des minutes Entre nous, mot compte double.
Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs.
Assez eu. Rumeurs de villes, le soir, et au soleil, et toujours.
Assez connu. Les arrêts de la vie. Ô Rumeurs et Visions!
Départ dans l'affection et le bruit neufs!
Rimbaud, Départ
Demain...
Les minutes seront lentes. Les soirées, de feu de glace, au gré de nos humeurs. En duo comme avant. Il y a quatre ans.
Mon amour, te voilà qui rentre.
23:20 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : rimbaud, nouveau départ, retour
21.11.2007
En passant
#Lundi soir, dans les rues du Barri Gotico, j'ai une fois encore, pensé à toi qui n'y étais pas.
#El Born, bar de touristes et de tapas, nous avons pris soin de ne pas nous dévoiler nos vies.
#Soirée Michel Berger. Entre ici et là-bas, nous avons ouvert en simultané notre calendrier de l'Avent. J-24.
#C'est fou comme France Gall a un air de famille.
#Retour à la réalité, grèves et Christophe Willem. Comme déjà l'Espagne me manque.
#Dans l'avion, à l'aller et au retour, sur l'écran flou de mon i-pod, avec des sous-titres minitaures, un beau film indien dans ma période filmo LGBT : The Journey.
#Tété est évident sur cette chanson. Evidemment.
22:25 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.11.2007
Vélib ou comment faire des rencontres
Les uns sont meetic, pseudo et texto.
Petite mais d'allure athlétique, pleine d'humour et toujours de bonne humeur, cherche...
RDV fontain St Mich, mcrdi proch. Chandail crème, bottes marron, parapluie beige.
Les autres sont Métro, envolée lyrique ou récit épique.
Vous, les yeux verts, un chandail marron clair, des bottes cavalières, mercredi au point du jour ligne 4, comme un courant d'air, ce matin pluvieux. Vous reverrai-je un autre jour de grève ?
...
Jour de grève. 22h30. Une quinzaine de Vélib déglingués tournent dans le 18e, en peine de borne. Vous êtes allés rue Marcadet... (jeune homme athlétique) ah ! et boulevard Ornano ? (rousse manteau col lapin) bon bon, je vous accompagne rue du Ruisseau... (brunette aux yeux verts) Eh vous aussi ! vous ici ! (voisine de palier) Je reviens bredouille de la rue Championnet, inutile de poursuivre dans cette direction ! nada, nichts, nothing... (bobo barbe de trois jours)...
1/2 heures plus tard...
10 rue Damrémont, il y a une vingtaine de bornes libres ! Roulez-y vite ! C'est un sens unique et ça grimpe ! Passez le mot !
Regardez-les ! le jeune homme athlétique, la rousse manteau col lapin, la brunette aux yeux verts, la voisine de palier, le bobo barbe de trois jours, les autres encore... ils roulent tant bien que mal sur leurs selles surélevées, ils grimpent avec leurs pneus dégonflés, ils sens unique vers la borne 1801, ils s'encouragent, ils se découragent, voici la brunette aux yeux verts qui a mis pied à terre...
Et si on allait boire un verre...
23:40 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Vélib, grève, rencontres
01.10.2007
Contrasté
#Au vide-grenier des Batignolles, nous avons croisé de jeunes couples bardés de bambins entre quelques mois et quelques années, et qui bientôt migreront de l'autre côté du pont d'Asnières, pour quelques mètres carrés et un troisième blondinet.
#Sur un Vélib, mieux vaut ne pas avoir à tourner à gauche, à moins d'être de très bonne humeur, au point de supporter les injures des chauffeurs du dimanche, ou d'être téméraire au point de couper la route au bus 31.
#Dimanche soir, B. nous a parlé de son taux de T4 juste à la limite, de la charge virale bienheureusement restée faible depuis sept ans, et de sa colère contre N. contaminé malgré les avertissements.
#Déjeuner de famille. Champagne pour la naissance du fils de mon cousin. Un an vous sépare, tu aurais pu être la première, tu aurais dû en tant qu'aînée de la famille...
#Au concert de The Police, le carré d'or est coincé derrière la table de mixage. La production est désolée d'avoir vendu des places avant d'avoir validé les installations techniques.
#Notre toile de Michaël Austin n'obtient qu'un assentiment de circonstance. J'aime le dos des brunes, et le drappé des robes rouges.
#Ce soir là, notre ami B. a un terrible besoin de s'épancher, après tant d'années de silence - pour ne pas nous faire mal.
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#A l'écran, elle est rigolote, culotée, irrévérencieuse parfois, vous l'imaginez, bien dans sa peau. Vous ne savez pas, le poids de l'éducation, la famille... et combien elles doivent se cacher.
#Nous avons monté la rue Joseph de Maistre sans passer les vitesses. Le motard qui nous a coupé la route dans la voie de bus de la rue de Clichy est un connard, même s'il refuse de l'admettre.
#Le voici qui parle de lui comme je parle d'elle. B. me surprendra toujours.
#Sur la veste de K. Pierre : ah, elle est bizarre ta veste, ah on dirait qu'elle est mouillée. B. : oh, quelle est sympa cette veste, ça fait couture. Du Chanel classe.
22:15 Publié dans J'ai seul la clé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Vélib, Pierre Lapointe

