04.12.2007
Humeurs
#Rien ne m'agaçe plus que les cabinets de recrutement dont les bases de données sont en retard de deux années, et ceux là qui s'obstinent à me contacter pour des postes de panélistes - à croire que ce secteur est désespéré.
#Bientôt, nous irons fouler les ruelles de l'Eixample toutes les deux - parce qu'il est temps.
#Vodka Lemon, la scène d'ouverture se revendique de Kusturica, puis l'Arménie prend le pas, avec ses hommes uniformément en pantalon noir et veste cuir marron et les yeux verts des femmes de l'est. Ou comment la joie est folle dans un pays miséreux et les neiges fondent pour devenir boue.
#J'ai des dizaines d'amis sur Facebook qui me comparent, me hug, me flixtent, mais aucun qui n'a daigné m'envoyer un mail pour me raconter qui il est, après tant d'années.
23:20 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thomas dutronc, facebook, barcelone, arménie
13.11.2007
Kopf hoch
J'écoute en boucle les 12 titres de Grönemeyer, je relis quelques vers d'Erich Fried.
Ich vermisse dich.
Je me voudrais prolixe, sans heurts dans la case blanche.
Sie kehrt wieder heim.
Je délaisserai mon blog et le masque, j'oublierai les heures dactylo, les errances noctures, les parades sauvages, les codes.
Das Unheimliche. Die Abwesenheit.
Je me réfugierai ailleurs - dans le creux de ses bras.
Das Leben wird zur Euphorie.
21:50 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : retour
Was es ist, Erich Fried

| Es ist Unsinn Es ist Unglück Es ist lächerlich |
21:35 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poésie
10.10.2007
Beirut
20:45 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Beirut, musique
22.09.2007
La file d'attente du Lafayette Gourmet
Dans la file d'attente du Lafayette Gourmet, S. me fait de grands signes par dessus quelques épaules accablés, que fais-tu ici tu habites le quartier, non j'achète du sel de luxe, moi c'est du jambon (mon Dieu 30 minutes de queue pour quelques grains de sel fleuris ou fines tranches de jambon), ah bon.
Ma voisine est une petite femme d'une soixantaine d'années, vêtue d'une parka vert fluo et de chaussures grises à lacet, elle a avec un grand sourire, dépassé une bonne dizaine de personnes pour attendre à côté de moi sans avoir tout à fait décidé si j'allais être sa onzième victime. Elle profite de mon échange avec S. pour engager la conversation, elle aussi a acheté du jambon ! Ah bon !
Pendant la demi heure qui a suivi, elle a fait semblant de ne pas trouver la sortie du Lafayette Gourmet ni l'entrée de la bouche de métro, elle s'est heurtée à des distributeurs de ticket amorphes, elle m'a raconté sa vie, son fils, les amants napolitains, l'explosion de l'importation d'épicerie fine aux USA, les musées de Baltimore et la poissonnerie de la rue Damrémont, photos à l'appui.
Elle m'a aussi demandé cinq fois si j'étais mariée et enfin pourquoi si je n'étais pas mariée, je parlais de ma "sister in law"...
16:35 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.09.2007
Convention nationale
Dans le Vieux Barcelone, nous avons été promenés de bar à tapas en bar à tapas, sans répit.
Nous avons battu les pavés inégaux pour résoudre des énigmes étranges.
- Adam et Eve avaient-ils un nombril ?
- Pourquoi les chats n'aiment-ils pas le paté de rat ?
Si bien que je n'ai presque rien vu de cette ville, manquée déjà en février dernier.
A Sitges, nous avons construit des châteaux de sable que les vagues innondaient, des pyramides humaines et vacillantes. A l'heure de la sieste, j'ai couru par les terrasses des immeubles, pour trouver les ruelles de la vieille ville et le vent de la liberté. Le jeu consistait alors à repérer les couples hétéros...
16:50 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
08.09.2007
Grönemeyer et elle
Ce chanteur m'étonne à chaque nouvel album. Cette semaine est sorti le dernier Grönemeyer avec deux ballades poignantes : Marlene et Du bist die. Cette dernière chanson me parle d'elle. Evidemment d'elle. Exactement d'elle.
Voici une traduction, un rien maladroite, un peu libre.
21:00 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Grönemeyer, allemand
06.09.2007
Je préfère Jack Bauer
J'ai sauté le pas, à force de lire leurs éloges. J'ai suivi le tempo, à écouter leur verbiage. Voici que je me suis coltiné les premiers épisodes de The L World. Je n'ai jamais eu le sens du rythme, et encore moins d'équilibre. Impossible de m'accrocher, impensable de m'aggriper.
J'ai très vite zappé sur 24 heures chrono.
Qui eut crû que le mâle Jack Bauer devienne le héros de mes soirées en solo... me laissant à bout de souffle et ivre de suspens toutes les 40 minutes.
J'imagine. Le blond Jack Bauer invité à une soirée au Planet, les baisers moites dans les salles de bain aseptisées glissent sur l'image de Jenny retenue en otage par un terroriste qu'elle croyait éditeur, et la minuterie d'une bombe apparaît sur un tableau palimpseste suspendu dans le salon de Tina. En 24 heures, Jack va sauver Los Angeles, la piscine de Bette et Tina, et sa fille des bras de Shane. Quant à Jenny, dommage collatéral...
19:35 Publié dans Mon étrange étrangeté | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : The L World, Jack Bauer, 24 heures chrono


